Arts & Mots

Livre d'or

article lionel le sant jeanne

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Revue artistique et littéraire arts&mots N°2 : La forêt

photo couv

 La revue arts&mots N°2 sort en avant-première sur le blog et sur calaméo.

http://fr.calameo.com/read/004244289d8d48bb8b155

Bonne lecture

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Edito

forêt de bouleaux 
Forêt de bouleaux - encre - Béatrice Becker-Roigt

 

La forêt

Il est une forêt que l’on dit mystérieuse, magique : Brocéliande. Si celle-ci est célèbre pour ses contes et légendes, chaque forêt, dans ses différences, est une invitation à cheminer, voire à se perdre (pour parfois mieux se retrouver).

L’appel de la forêt n’est pas un mythe ! Pour certains elle est un lieu d’inspiration, d’autres y cherchent un lien, une communion avec Dame Nature, d’autres encore aiment s’y promener… simplement.

La forêt est transformiste, elle suit un cycle immuable : celui des saisons, morts et renaissances sont la Vie : en automne les feuilles au sol forment un doux tapis, au printemps les bourgeons deviennent feuilles et celles-ci couvrent et décorent les branches jusqu’aux cimes des grands arbres, encore et encore. Qu’ils sont hauts ces arbres, si majestueux qu’ils nous poussent à l’humilité, qu’ils nous enseignent le respect !

Les arbres ont une mémoire, quelques-uns, en Brocéliande, ont sans doute côtoyé Merlin, Viviane, Arthur et ses chevaliers. Ils sont la mémoire du Temps !

Une forêt c’est un temple, une cathédrale naturelle aux voûtes impressionnantes et il est apaisant d’y communier… simplement, naturellement.

La forêt abrite les quatre espèces : minérale, végétale, animale et humaine ; elle est chant, celui des oiseaux ; c’est une danse, les hautes branches ondulent au rythme des vents ; elle est mille choses encore et c’est à chacun de les découvrir, d’y amener ce qu’il est, puis de repartir plus fort, enrichi par cette belle rencontre.

Ce numéro 2 d’ « Arts et Mots » est dédié à la forêt, différents artistes ont répondu à notre appel et plus sûrement encore… à celui de la forêt.

Belle balade, cheminons ensemble dans la beauté et l’harmonie.

 

Alain Gérardin

 

citation

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Revue N°2 : la forêt

The forest 
The Forest - photographie - Philippe Manguin

Apparition
Apparition - huile sur toile - Béatrice Becker-Roigt

Revue N°2 : La forêt

Sylve

 

Me suis endormi
au rayon de lune au souffle d'un chêne

Le crépuscule bruissait
sur mes paupières d’airain libre mélopée

Soulevé emporté avalé
les longs arbres séculaires ouvrent les clairières
et me plongent dans l’hypogée béante

Ô primitive Sylve !

Des étoiles ont jailli
de luminescents éclats sur les bouleaux argentés
les démiurges au milieu des fougères et des chimères endormies dans la tête des enfants rêveurs
aux feuilles mugies par les vents qui agitent leurs verves automnales

La terre s’est délitée

Au-delà des bois millénaires exorcisés de l’accessoire sphère effondrée
d’un bruit sourd ne restent que les vers et le bruissement des feuilles
le royaume du petit peuple et des âmes pures des âmes des âmes des âmes

Les animaux ont migré
loin des barrières et des murs hérissés
échappés vers la lumière d’un lendemain
ils dispersent les graines du pommier sauvage

La forêt m’a mangé

J’étais autre
étranger aux êtres-là

Autour dansaient des créatures
mes yeux ouverts vers l’outre-monde
des créatures irréelles inespérées
elles se jouaient de la brume et de mes souvenirs
de mes morts de mes espoirs
de mes mots de mes mots de mes mots

La Forêt m’a éveillé
sylve secrète énigme des terres anciennes écriture sacrée

Comme la vie au creux de tes reins.

 

S. Le Celte

 

La tete en l'air
La tête en l'air - aquarelle - Béatrice Becker-Roigt

 

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Revue N°2 : la forêt

C'est l'histoire d'une forêt 

 

C'est l'histoire d'une forêt remplie d'histoires, de contes et de légendes. Ici, un curé en pénitence a reconstruit une église à sa manière, mêlant histoire évangélique et symboles païens. Mais, ne sont-ils pas les deux faces opposées des mêmes croyances ? Là, un lac près d'un château abriterait la demeure d'une dame blanche. Elle y a caché et élevé un certain Lancelot du Lac, lui donnant force et connaissance. Mais on n'y voit qu'une étendue d'eau, à moins d'entrer dans le château et de se plonger dans l'imaginaire arthurien. Et lorsqu'on ressort, le lac a changé. Ailleurs, l'ombre d'un enchanteur plane. Partout, sous différentes formes. On le retrouve à l'entrée du Val Sans Retour, transformé en Arbre d'Or, on le croise dans l'église déguisé en cerf blanc sur le mur du fond, on surprend un courant d'air inattendu autour de la fontaine magique, comme s'il venait à passer derrière notre dos, on l'imagine assis au pied de cet arbre gigantesque, ennobli par le poids des siècles et alourdi par sa ramure de branches et de feuilles, on découvre son tombeau, sobre et sommaire, presque inexistant, comme s'il était déjà parti ailleurs.

C'est l'histoire d'une forêt dans laquelle beaucoup de personnes ne verront que des allées cavalières, des coupes d'arbres, des interdictions de ramasser des champignons, des panneaux d'information sur la propriété privée et sur l'accès réglementé pour les randonneurs, des étangs, des vieux bâtiments, une église abbatiale, un château austère, des routes étroites, des lieux à voir mal indiqués, des villages perdus, un monument esseulé sur la lande rappelant le souvenir d'une occupation très ancienne ou d'un bon samaritain qui avait découvert là le repos éternel.

Pierrick Gavaud - La lumière du matin en forêt

Tous ceux-là ne sauront pas goûter à l'immensité de la forêt, à sa dimension inaltérable, à son pouvoir d'attirance et de méfiance. Ils ne verront pas surgir le chevalier en quête d'un improbable calice d'abondance, il ne verront ni n'entendront la Chasse Artus ou la Maisnie Hellequin déferler au milieu de la nuit dans le vent et la tempête, hurlant sur les chiens, au milieu du vacarme de leur chevauchée chasseresse. Ils n'imagineront pas, assis sur un rocher dans le calme d'une belle soirée d'été, au sommet du vallon, ou près d'un étang formant écrin dans la forêt d'émeraude, la belle inconnue dont l'image et le parfum flottent autour d'eux, sous leurs yeux... à moins que ce ne soit la lumière éblouissante du soir qui leur joue un tour...

Pierrick Gavaud - Le secret de la forêt recadre

Dans la forêt de Paimpont, on trouve de nombreux lieux à visiter : le château de Trécesson, la chapelle St Jean, le Hotié de Viviane et le tombeau du Géant, la croix Lucas, le Val sans Retour, Tréhorenteuc, la butte aux tombes, Folle Pensée et la fontaine de Barenton, le chêne à Guillotin, Concoret, le château de Comper, le Tombeau de Merlin et le site de la Marette, l'étang du Pas du Houx, Paimpont et son abbaye, Les Forges et leur étang, la vallée de l'Aff,...
La forêt de Brocéliande existe dans les livres, dans les contes mythologiques, dans l'imaginaire des hommes qui se sont transmis des valeurs, des morales, des raisons d'exister, des explications à leur présence sur terre, dans la nature, au milieu des êtres et des esprits qui la peuplent. Elle parle d'Arthur et Guenièvre, Lancelot et Viviane, Morgane, Merlin, Yvain, Ponthus et Sidoine, Perceval, Gauvain, Tristan et Yseult, mais aussi d'elfes, de dragons, de géants, de créatures végétales, d'animaux fantastiques...
Venir se promener, déambuler, errer, chercher son chemin à Brocéliande, c'est chercher un peu de notre passé, imaginer notre avenir, essayer de comprendre ce que nous faisons là. C'est se trouver soi même. La forêt nous aide, nous transporte vers d'autres mondes. Celle de Paimpont, un tout petit peu, celle de Brocéliande, totalement. Il y a celle qu'on voit, et celle qui est cachée derrière.



Pierrick GAVAUD.

 

chouette effraie

Chouette effraie - aquarelle - Béatrice Becker-Roigt

Revue N°2 : la forêt

La forêt des Contes

La forêt est un des thèmes essentiels des contes, notamment dans le conte merveilleux. N’est-ce pas dans le bois que le Petit Chaperon Rouge rencontre le loup ? La forêt est un seuil, elle est aussi un signe, elle dit « Voilà, le conte commence vraiment là, maintenant ». Alors comprendre la forêt pourrait en quelques sortes cerner le conte ?

La forêt au Moyen Age
Au Moyen Age, la forêt désignait un territoire boisé, composé aussi d’étangs, de champs, de hameaux et de villages. Cet espace était réservé à l’usage exclusif du seigneur ou du roi. Pas étonnant qu’il y ait autant de rois et de princes qui chassent dans la forêt des contes ! La forêt est donc un territoire royal, elle est associée à la Royauté. En même temps, elle est soumise à des droits d’usages : droit de ramasser du bois mort, cueillir des champignons, faire paître les animaux. Pourvu, dit le seigneur, qu’ils n’en fassent pas commerce. Elle est à cet égard un espace de ressources collectives régies pas une juridiction particulière. Encore faut-il connaître, chercher et trouver ses trésors.

La forêt lieu de basculement
Frontière entre le monde réel, d’ici et l’Autre Monde, l’au-delà, elle devient le lieu où habitent et vivent des êtres fantastiques (Le peuple de Féerie). Ces habitants, que l’on surnomme « les Bonnes Gens », marquent de leur présence la topographie forestière. Regardez la carte de géographie : « Mère Fontaine », lisez la légende ! La gardienne est toujours une fée, elle est l’esprit du lieu bien souvent disparue, car oubliée des humains. On peut y croiser aussi des animaux fées : sanglier et cerf blanc, le blanc étant la couleur associée à l’Autre Monde. Ces animaux sont des passeurs, ils établissent des ponts. Alice n’a-t-elle pas suivi un lapin blanc ? Mais il y a aussi ceux qui ne changent pas d’apparence, ces chasses fantastiques et fantomatiques, menées par un cavalier et accompagné d’une meute de personnages plus effrayants les uns que les autres. Condamnés à hanter les nuits de tempête pour avoir enfreint une loi sacrée. Il se détache ici le féminin lié au lieu et le masculin au son de la forêt.

La vie de la forêt
Toujours sur la carte, suivons la ligne de la charbonnière dans le canton du Cannée. Celui qui est le plus fascinant et fait le lien entre la réalité et les contes dans l’espace forestier : le bûcheron. Il y habite et travaille au cœur de la forêt. Il est itinérant, vivant dans une pauvre hutte, encore appelée loge faite de branches et de terre. Il appartient à cette étrange confrérie des compagnons noirs, il possède un savoir faire et un savoir vivre. Il connaît la forêt sur le bout des doigts, car il maîtrise l’art de la fouée. On le dit aussi meneur de loup et sa femme est un peu sorcière, car elle connaît les plantes.La forêt, lieu de mise en scène du conte par excellence.

bucheron 2 bis

Bucheron mouvements - encre de chine - Béatrice becker-Roigt

La forêt a toujours été un lieu d’enjeux importants et notamment sociaux et économiques entre les maîtres de la terre et les utilisateurs. Elle est l’endroit de toutes les projections : sacrée pour l’ermite, giboyeuse pour le chasseur, riche de promesses pour le producteur, refuge pour les amants et les manants, lieu de désobéissance pour l’enfant. Elle est aussi et avant tout le lieu de la mise en scène du conte par excellence. En effet, elle participe comme lui à la quête identitaire, de soi, de l’autre, des autres, du tout Autre. Elle est aussi un lieu de transformation. Mais combien sont-ils aujourd’hui à oser s’aventurer par les chemins forestiers ? C’est pourtant sous un arbre, dans le bruissement du feuillage que se fait le mieux entendre la voix du conte.

 

Marie Tanneux

Bibliographie :
Walter Philippe [dir.]. Brocéliande ou le génie du lieu. PUG 2002
Charbonniers de Brocéliande, l’art de la fouée, les Amis de la Bibliothèque de Paimpont, 2007
Delarue Paul et Tenèze Marie-Louise. Le conte populaire français. Catalogue raisonné des versions de France, Maisonneuve et Larose, 2002
Fédération du Carrefour de Trécélien : Contes et légendes de Brocéliande, Terre de Brume Edition, 1999
Glot Cl audine et Tanneux Marie. Contes et légendes de Brocéliande, Editions Ouest-France, 2002
La Grande Oreille, revue des arts de la parole, n°24, Bois et sous-bois, contes en forêt, 2005
La Grande Oreille, revue des arts de la parole, n°6, l’arbre, 2000
Montelle Edith et Domont Philippe. Histoires d’arbres, des sciences aux contes,
Editions Delachaux et Niestlé, 2014 Verdier Yvonne. Le Petit Chaperon Rouge dans la tradition orale, édition Allia, 2014

P1100315 
Cèpe des pins - aquarelle - Isabelle Meilleray

citation a tk

P1100316 
A l'orée de la forêt - aquarelle - Isabelle Meilleray

Revue N°2 : la forêt

Forêt, mythe et réalité

 

Il ne s’agit pas ici d’évoquer le milieu sylvestre à travers le prisme des légendes souvent ésotériques qui lui sont accolées, mais du point de vue archéologique et historique, qui remet en cause depuis quelques décennies le mythe des grandes forêts primitives qui auraient recouvert les Gaules, de l’Armorique aux territoires germaniques (La Borderie).

R

 

Dans un imaginaire largement véhiculé par les Romantiques du XIXe siècle, le monde rural du grand ouest a longtemps été fortement prédominé par la forêt, censée recouvrir de ses racines et branches impénétrables autant de terres qu’il a fallu, à partir de l’An Mil, domestiquer et mettre en valeur par de douloureux et coûteux défrichements. L’archéologie nous révèle aujourd’hui que la réalité était tout autre : si le monde sylvestre, inquiétant et contraignant, a certes motivé d’importants chantiers de défrichage à l’époque médiévale, les périodes précédentes (période protohistorique des Gaulois, surtout à l’Âge du Fer) avaient déjà vaincu la forêt impénétrable primitive pour ouvrir les terres à une culture raisonnée et à importante échelle. Par exemple, la prospection archéologique aérienne a montré en Picardie que le territoire était déjà largement défriché et mis en valeur dès avant l’arrivée des Romains (Roger Agache). Ainsi, si les textes certifient de grandes expéditions de défrichage au Moyen Âge, celles-ci ne s’attaquaient pas à une forêt remontant aux premiers âges, mais finalement à une « plus jeune » forêt ayant repris ses droits sur des terres ayant connu précédemment une déprise démographique.

R

Nous apprenons alors que la forêt à l’aspect si ancien et vénérable que nous arpentons lors de randonnées méditatives, n’est née qu’après le départ d’Hommes qui avaient pu cultiver sur ces mêmes terres le blé, l’avoine et parfois la vigne (eh oui, même en Bretagne).

R

 

C’est pourquoi il n’est pas étonnant que certaines prospections archéologiques pédestres ou certains sondages archéologiques révèlent au cœur de forêts que nous croyons sans âge des enclos, des fermes, des élevages, de l’habitat, ou des exploitations minières de matière première comme l’argile à pot, … ce qui excluait pour l’époque qui les concerne un couvert forestier de grande ampleur (JC Meuret). Car il ne faut pas plus d’une cinquantaine d’années pour que la forêt reprenne ses droits. Pour preuve, le château de Rieux (56) : aujourd’hui ses murs en ruine s’élèvent au cœur d’un grand bois à l’aspect ancien, alors que la forteresse n’a été abandonnée qu’au XVIIIe siècle et qu’à l’époque romaine, son territoire portait une agglomération antique tout à fait urbanisée, avec ses temples, ses thermes, ses habitats et ses artisanats (Le Mené, Maître).

En conclusion, si la forêt a toujours suscité son lot de mystères (déjà chez les Gaulois, plus récemment chez les Romains), il semble que nos forêts à nous, celles que nous pouvons connaître intimement et qui se nomment de Brocéliande ou de La Guerche ne sont peut-être pas si anciennes qu’elles le paraissent et ont d’abord impressionné nos tardifs ancêtres médiévaux qui partaient à la reconquête d’un territoire sauvage, mais dont ils avaient oublié la grandeur passée. Ce qui nous laisse d’autant plus humbles devant la force d’une nature qui, si elle sait se laisser domestiquer par nos avancées technologiques, ne tarde pas à reprendre pied dès que nous la laissons libre de toute contrainte.

Maryline Lenouvel Robert Lenouvel – Les Copeaux de Merlin (www.lescopeauxdemerlin.com)

Bibliographie :
LA BORDERIE 1826 : LA BORDERIE (DE) Arthur, Histoire de Bretagne, Tome 1, Plihon et Hommay, Rennes, 1905 (première impression 1826), 589 p.
LE MENÉ 1888 : LE MENÉ Joseph-Marie, « Le temple gallo-romain de Rieux », BSPM, 1888, pp. 189-192 LE MENÉ 1899 (a) : Idem, « Le temple gallo-romain d’Allaire », BSPM, 1899, pp. 17-20
MAÎTRE 1887 (b) : MAÎTRE Léon, « La station gallo-romaine de Rieux-Fégréac », Bulletin de la société archéologique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, n° 46, 1887, pp. 137
MEURET 1993 : MEURET Jean-Claude, Peuplement, pouvoir et paysage sur la marche Anjou-Bretagne (des origines au Moyen Âge), Laval, Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne, 1993, 656 p. AGACHE R. (1962) - Vues aériennes de la Somme et recherche du passé. Bulletin de la Société Préhistorique du Nord, n° spécial 5, 73 pages, 93 fig.; Amiens.
AGACHE R. (1964) - La prospection aérienne sur sols nus et l'inventaire archéologique de la Somme, pp. 49-58, 6 fig. Actes du colloque international d'archéologie aérienne, du 31/08 au 3/09/1963, S.E.V.P.E.N., Paris.
AGACHE R. (1964) - Archéologie aérienne de la Somme. Bulletin de la Société préhistorique du Nord, n° spécial 6, 67 p., 178 fig.
AGACHE R. (1970) - Détection aérienne des vestiges protohistoriques, gallo-romains et médiévaux dans le bassin de la Somme et ses abords. Bulletin de la Société Préhistorique du Nord, Amiens, n° spécial 7, 220 pages, 448 photos.
AGACHE R. (1975) - La campagne à l'époque romaine dans les grandes plaines du nord de la France d'après les prospections aériennes. In : Aufstieg und Niedergang der rômischen Welt, vol. II, n° 4, Walter de Gruyter, Berlin-New-York, pp. 658 à 713, 12 figures, 27 photos.
AGACHE R. (1976) - Les fermes indigènes d'époque pré-romaine et romaine dans le bassin de la Somme. In : Cahiers Archéologiques de Picardie, n° 3, PP. 117-138, 42 fig.
AGACHE R. (1978) - La Somme pré-romaine et romaine d'après les prospections à basse altitude. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie, Amiens, n°24, 515 p., 273 photos, 41 fig.

bucheron 1 scan 

Bûcheron - encre - Béatrice Becker-Roigt

 

 

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Revue N°2 : la forêt

La classe de CP/CE1 a travaillé sur l’artiste Friedensreich HUNDERTWASSER (Né en 1928 à Vienne en Autriche et mort en 2000.)
Hundertwasser est peintre et architecte. Il joue avec les formes, les couleurs et leur brillance.
Il est un artiste inclassable et se laisse guider par son amour pour la nature.
Nous avons préparé différents supports à partir de bois, papier peint, papier journal , mouchoirs avant de peindre nos paysages et d’installer les arbres.

101 102

103 104

Fruits d’automne
Oisillons et nid douillet
Rivière de l’Aff 
Ecureuils et provisions 
Toupideks, quels malins 

Feuillus, vous êtes partout 
Oh, les korrigans farceurs
Réveil de la nature en mars
Ecoute le pic épeiche
Toujours généreuse

Acrostiches - classe de CP/CE1 

ecole publique de la forêt à l'histoire et de l'histoire à la forêt 

"De la forêt à l'histoire, de l'histoire à la forêt"
Classe des petites et moyennes sections

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Revue N°2 : la forêt

La forêt

Isabelle Delort 05

Forêt qui nous enchante,
et nous prend dans ses bras,
berceau de verdure enivrante,
feuilles et mousses tremblantes sous nos pas,
Oh, nature ! Oh déesse ! Tu séduis chaque fois,
le poète, le promeneur, l'enfant et le vieillard,
qui cherchent du coin de l’œil, si par hasard,
un lutin farceur ou Merlin surgiraient de ses bois.

La faune et la flore se mêlent en harmonie
de couleurs et de sons, de douceurs et de mystère...
L'air frais qui circule aère nos vies,
chacun se sent léger dans cette douce atmosphère.

Sentinelles d'arbres immobiles, que le silence apaise,
les rayons du soleil apportent leur magie...
C'est un tableau vivant qui nous éblouis.
Quelle belle symphonie qui met le cœur à l'aise

Mais le vrai seigneur de ce logis,
c'est le cerf surpris, qui passant poursuivit,
apeuré des chasseurs,
en apparaissant soudain, c'est à nous qu'il fait peur !
Et sa majesté nous laisse tous rêveurs.


Ainsi est la forêt, régénérante et profonde, comme nos âmes assombries,
par de nombreux soucis,
dans les méandres des pensées,
un rayon de soleil nous suffit,
c'est la nature entière qui nous ragaillardit,
intimement unis par des secrets de vie.

DELORT Isabelle

 

La lande s'embrase 
La lande s'embrase - aquarelle - Béatrice Becker-Roigt